Absolument fan depuis bien longtemps de Noam Chomsky, ce remarquable penseur et humaniste. Probablement l’un des esprits les plus brillants du monde intellectuel actuel. Ses déclarations ont toujours eu beaucoup d’impact sur ma vie. Dans ses dernières vidéos il ne mâche pas ses mots. De quoi frissonner lorsqu’on constate la quasi indifférence, pour ne pas dire complète, des états qui font mine de comprendre mais regardent ailleurs.
C’est bien triste !
Il y a quelques années, un ami cher me rappelait une phrase du poète français Pierre Reverdi :
“Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour”
Cette simple phrase m’habite depuis et est omniprésente dans ma vie. En particulier cette dernière année. Des événements récents aussi bien dans ma vie que dans le monde me la rappelle au quotidien.
Pas de doute, nous manquons d’amour !
Pas de doute, la planète se meurt et nous regardons ailleurs!
Les conflits et les injustices parsèment le monde bien au delà de nos frontières mais nous regardons ailleurs !
Notre proche, notre ami, notre voisin est dans la souffrance et nous regardons ailleurs !
Et puis il suffit de se retrouver entouré d’un public attentif, en soirée, entre amis, pour briller avec des grandes citations et belles théories.
Nous faisons certainement de notre mieux…
Mais est-ce bien suffisant ?
Chomsky a malheureusement bien raison lorsqu’il dit :”we are approaching the most dangerous point in human history”
Allons nous continuer à regarder ailleurs alors que la planète, le monde, notre voisin a besoin d’amour ?
Tiré de l’article du journal “The New Stateman”





