- 21 grams
- The Revenant
- Babel
- Biutiful
- et d’autres …
Ses films font partie de ma liste favorite pour plusieurs raisons. La façon inhabituelle qu’il a de raconter les histoires est remarquable et cela lui a valu plusieurs Oscars. Il a travaillé également avec le directeur de photographie Emmanuel Lubezki, un compatriote et dont je suis un admirateur.
Dans sa dernière oeuvre intitulée “Bardo, falsa crónica de unas cuantas verdades” — “Bardo, fausse chronique de quelques vérités” Alejandro s’est tout simplement dépassé !
Plusieurs choses m’ont intéressé en apprenant sa sortie.
Tout d’abord le titre “Bardo” pouvant faire référence à un mot tibétain qui s’utilise principalement pour parler de la période entre la mort et la renaissance et dont je suis assez familier. Après avoir écouté plusieurs interviews de Alejandro sur le film, il s’avère que c’est bien le mot tibétain qui est utilisé dans le titre ce qui a éveillé davantage ma curiosité.
Les textes bouddhistes tibétains décrivent plus précisément six “bardo” (signifiant “intervalle entre deux états”). Des périodes intermédiaires qu’habituellement les textes énumèrent au nombre de six dont les trois premiers concernent des expériences durant notre vie et les trois derniers liés aux expériences entre la mort et la renaissance :
- le Bardo de cette vie
- le Bardo de la méditation
- le Bardo du rêve
- le Bardo de la mort
- le Bardo de Dharmata (expérience lumineuse de la nature des phénomènes)
- le Bardo de l’existence.
Pour ce film il a travaillé avec le DP (directeur de photographie) Darius Khondji ( DP dans Delicatessen, Seven, My blueberry Nights pour n’en citer que quelques uns) qui a su transmettre tout le mystère qui entourent les films de Alejandro et celui ci en particulier.
La photographie est superbe ! Filmé presque intégralement au grand angle (semblable au style de Emanuel Lubezki – DP dans The Revenant, Children of Men, Tree of Life…) on est plongé alors dans l’univers fantasmagorique de Iñarritu.
Ce n’est pas forcémment un film facile, il nécessite de s’y installer et cela est le souhait de Alejandro. Il en parle très bien dans cette interview de Chloé Zhao pour Netflix ( https://youtu.be/VmTxpDWSBII ) quand il dit :
“… sans demander la permission à qui que ce soit. J’ai finalement le courage de déplaire !
je pense que c’est l’expérience la plus puissante que l’on puisse éprouver parce que c’est quelque chose de libérateur”
J’en ai extrait cette partie ici (avec un sous-titre en français et espagnol) :
https://www.youtube.com/watch?v=fPlTkpGNz8A
Le film dure 2h40 et est construit avec une certaine inertie dans laquelle il faut décider de s’immerger contrairement au film commerciaux qui ne laissent pas ce choix là et nous prennent de la main. Cet “effort” en vaut la peine.
Pour se mettre dans le bain, je recommande le visionnage de cette intéressante vidéo de 5 minutes “A Dream Directed: Alejandro González Iñárritu on Making Bardo” qui donnera un idée de quoi il s’agit et aussi de l’intention du réalisateur.
https://www.youtube.com/watch?v=JgP8HkhRwqQ
Pour finir la bande-annonce officielle (version originalen espagnol )
https://youtu.be/bQsrhq9qI30
Bon film !!





