En 1635 le poète et dramaturge espagnol Pedro Calderon de la Barca écrit l’oeuvre “La vie est un songe (La vida es sueño)”.
Bien avant, 22 siècles avant Siddharta Gautama, plus connu sous le nom de “Bouddha” propose un approche métaphysique du monde qui relativise ce qui nous apparait comme réel en parlant de “nature illusoire et impermanente”. Cette approche sera menée à son apogée au début de notre ère avec le courant bouddhiste du Mahayana (Grand Véhicule) et en particulier le Maître indien Nagarjuna en approfondissant le principe de “vacuité de tous les phénomènes”.
A la même période du Bouddha, il y a environ 2600 ans, en Chine, alors que le bouddhisme n’a pas encore atteint cette région, un certain Chuangzi (prononcé “Tchouang Tseu” en français), un Maître taos décrit aussi la caractère illusoire de ce que nous considérons comme la “réalité” dans un magnifique poème.
« Une fois, Chuangzi rêva qu’il était papillon, voletant, heureux de son sort, ne sachant pas qu’il était Chuangzi. Il se réveilla soudain et s’aperçut qu’il était Chuangzi. Il ne savait plus s’il était Chuangzi qui venait de rêver qu’il était papillon ou s’il était un papillon qui rêvait qu’il était Chuangzi. »
Bonne réflexion…




